Le point de départ de la scénographie est une énorme boite noire.
Neutre (discrète), massive(imposante), elle est le premier élément visuel.
Les personnages évoluent autour, dans un « non espace » qui symboliquement correspond à ce « non-dit » de départ. Et pourtant ce « non espace » devient un lieu vivant par le jeu des interprètes.
Cette boîte se transforme tout comme évoluent les personnages, se révélant de plus en plus.
Ce principe reste symbolique. Ce seront les personnages qui seront acteurs de sa transformation, toujours mus par leur propre changement. Les évolutions de la boîte se déclinent en deux champs distinct : des éléments très neutres qui ne prennent du sens que dans l’utilisation qu’en font les artistes (ex : un cube devient un tabouret ou un pot de fleur) ; des éléments figuratifs qui permettent de plonger immédiatement dans une scène parallèle tant l’élément est explicite (Chaises, paroi, étage…)
Toutes ces évolutions sont au service du jeu et du cirque.
Le tout a été pensé pour pouvoir basculer rapidement d’un univers à l’autre, en gardant une neutralité générique du décor.

